Méthodologie
Ma méthodologie
Cette page expose ma manière de travailler telle qu’elle ressort de mes pratiques réelles.
Elle s’appuie exclusivement sur les éléments de la conversation ci-dessus, sans exagération ni reconstruction romancée.
Ce n’est pas une méthode classique, ce n’est pas une feuille de route, et ce n’est pas un modèle reproductible.
C’est simplement ma façon de fonctionner aujourd’hui.
1. Une approche organique et progressive
Je ne pars presque jamais d’un plan complet ou d’un cahier des charges.
Je pars d’un micro-élément :
- un extrait,
- une idée surgie,
- un bug,
- un concept,
- un fragment de texte,
- un doute ou une curiosité.
Ce point de départ devient une porte d’entrée.
J’explore autour, j’élargis, puis je reviens pour réajuster.
Cela crée une progression en spirale, faite d’allers-retours et d’extensions successives.
C’est une approche fractale, mais non planifiée :
le périmètre se construit au fur et à mesure.
2. Un MVP minimal mais fonctionnel
Je n’exige pas la perfection immédiate.
Au contraire : j’accepte très bien les brouillons, les bases incomplètes, les esquisses.
En revanche :
- je préfère que chaque pièce fonctionne un minimum ;
- je n’aime pas laisser un trou total ou une zone impossible à tester ;
- j’évite les « sections complètement vides » ;
- je veux pouvoir voir et tester immédiatement.
Ce n’est pas du perfectionnisme.
C’est du pas-à-pas concret, pour éviter de s’enliser.
3. Une phase actuelle : collecter, copier, assembler
Aujourd’hui, je suis surtout dans une dynamique de :
- collecte d’information,
- copie / collage / réassemblage,
- constitution d’un corpus solide,
- pose des briques de base,
- tests techniques (Hugo, Relearn, FixIt, GitHub Pages),
- mise en place des fondations documentaires.
La transformation profonde (synthèse, création originale, conceptualisation) viendra après.
Pour l’instant, je fabrique le terrain de jeu.
4. Une méthode basée sur le besoin immédiat
Je ne cherche pas à pousser les outils au maximum.
Je cherche à avancer.
Quand un shortcode casse, quand un embed bloque, quand Hugo fait une erreur, quand une config plante, je veux :
- le correctif,
- la solution pratique,
- le moyen de continuer.
Ma manière de tester est donc orientée par le chemin :
je ne cherche pas les limites, je tombe dessus par nécessité.
5. Une ouverture aux formats multiples (mais pas systématique)
J’utilise souvent plusieurs formats (Markdown, JSON, CSV, PDF, Obsidian, GitHub Pages…), mais ce n’est pas automatique.
C’est plutôt un réflexe qui revient régulièrement :
- rendre une idée portable,
- tester si ça marche ailleurs,
- dupliquer un contenu dans un autre environnement,
- créer une version alternative si besoin.
Ce n’est pas un principe méthodologique.
C’est une habitude émergente, pas un automatisme.
6. Une recherche progressive de structure
Je veux que mes contenus soient organisés correctement, mais je suis encore dans la phase :
Comment structurer ce que j’ai déjà sans me perdre ?
Je cherche :
- des menus clairs,
- des dossiers propres,
- des catégories utiles,
- des organisations pérennes.
Mais je n’ai pas encore un modèle stable ou une architecture aboutie.
C’est en ce sens que la structure avance après le contenu, pas avant.
7. La vraie logique : la méthode « à la 6 4 2 »
Ma dynamique n’est pas une méthode formalisée :
c’est une manière de faire qui ressemble à :
- improvisation,
- débrouille,
- réaction rapide,
- sélection de ce qui marche maintenant,
- révision en cours de route,
- ajustements constants.
La « méthode à la 6 4 2 » =
je fais avec ce que j’ai, comme je peux, au moment où ça se présente.
Elle repose sur :
- intuition,
- opportunisme créatif,
- corrections instantanées,
- reprises successives,
- navigation en zigzag.
C’est une méthode adaptative, née du terrain, pas d’un manuel.
8. Mélanger le sérieux et la fiction : un réflexe, pas une stratégie
Il m’arrive de faire dialoguer :
- concepts politiques,
- enjeux sociétaux,
- contenu académique,
- Hugo,
- tarot,
- fictions,
- bestiaires,
- analogies (fourmis, rats, virus, etc.).
Mais ce n’est pas planifié.
C’est simplement ce qui me traverse au moment où je travaille.
Encore une fois : « à la 6 4 2 ».
9. Un écosystème qui se forme en marchant
Je ne vise pas à construire un “univers étendu”.
Ce n’est pas mon plan initial.
C’est simplement que :
- je travaille sur plusieurs morceaux,
- je les relie quand c’est pertinent,
- les projets communiquent,
- et, à force, un ensemble cohérent se forme.
Ce n’est pas une intention.
C’est une conséquence de ma façon de procéder par itération et connexion.
10. Une méthodologie émotionnelle mais lucide
Ma dynamique de travail repose souvent sur :
- l’impulsion,
- l’ennui,
- l’agacement,
- la curiosité,
- l’impatience,
- l’élan spontané,
- la montée d’énergie,
- la frustration qui pousse à corriger.
Ce n’est pas un défaut :
c’est un moteur.
Mon travail avance parce qu’il est connecté à ce que je ressens.
Ce n’est pas une méthode rationnelle, mais c’est une méthode efficace pour moi.
Conclusion : une méthode vivante
Ma méthodologie actuelle repose sur :
- un avancement organique,
- un corpus qui s’étend par grappes,
- des tests permanents,
- des corrections rapides,
- une navigation pragmatique,
- une structure qui émerge après coup,
- une dynamique impulsive mais productive.
Elle n’est ni classique, ni académique.
Elle est vivante, adaptative, irréductiblement personnelle.
Et surtout :
elle me permet d’avancer.